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D’ici la fin de l’année, plus d’une entreprise sur deux aura déployé un programme permettant le travail à distance pour ses employés, et pas seulement pour les métiers dits « nomades ». Une nécessité, alors que la demande des travailleurs se fait chaque année plus insistante.

Le constat est connu : en France, le télétravail a du mal à se généraliser, pour des raisons autant « culturelles » que techniques. Dès 2012, un rapport remis sur le sujet au Ministère du travail notait que 92% des employeurs considèrent que le premier frein au développement du télétravail était dû à la réticence des managers intermédiaires. Une certaine tendance au présentéisme donc, qui se concrétise par la venue quotidienne sur leurs lieux de travail de 77% des employés hexagonaux. Les classant bons derniers par rapport aux principaux pays européens, bien loin par exemple des Suédois dont près de la moitié (46%) a recours quotidiennement au télétravail.

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77% des Français vont quotidiennement sur leur lieu de travail, contre 54% en Suède


Bakoko / Flickr.com / Licence BY-ND-2.0

Pour les employés, pouvoir télétravailler est plus important qu’optimiser le temps passé en réunions

Mais cette tendance est en train de s’inverser, sous la pression des employés eux-mêmes. L’Observatoire de la Parentalité en Entreprise note par exemple, dans son dernier baromètre, que la possibilité de télétravailler fait partie des principales revendications des employés, devançant même une volonté d’« optimiser » le temps passé en réunions – dont on sait combien elles peuvent s’avérer chronophages. Une revendication à mettre en regard d’une demande de plus de souplesse au niveau des horaires de travail, en particulier en fonction des contraintes personnelles.

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D'ici la fin de l'année, plus d’une organisation sur deux devrait avoir déployé un programme permettant le télétravail


@Doug88888 / Flickr.com / Licence BY-NC-SA-2.0

Pour les entreprises, la mobilité est une question d’outils et de sécurité

Une insistance qui oblige les entreprises, même les plus réticentes, à faire évoluer leur politique sur le sujet. Selon une récente étude de l’Observatoire des RH et de la e-transformation, plus d’une organisation sur deux devrait avoir déployé un programme permettant le travail à distance d’ici la fin de l’année 2015.

Sur le terrain, cela passe avant tout par la fourniture d’équipements permettant le travail à distance (tablettes, PC portables, smartphones, etc.) dans 82 % des cas, mais également par la mise en place d’infrastructures de connexion à distance (81 %), la possibilité de consulter l’intranet en situation de télétravail (69%) ou encore d’avoir accès aux applications métiers (64%).

Une série de mesures limitant chaque jour un peu plus les contraintes « techniques » liées au télétravail (outils à disposition, sécurité, etc.). Permettant enfin de faire (vraiment) évoluer les mentalités au sein de l’entreprise ; y compris auprès des managers intermédiaires ?