Pour ne rien manquer de la transformation digitale

Abonnez-vous au Digest
Recherche
Pratique en pleine expansion, le télétravail trouve progressivement sa place à tous les niveaux de l’entreprise… Y compris au sein des postes de direction. Explications.

Tous les indicateurs sont formels. La pratique du télétravail ne cesse de croître et semble être amenée à perdurer :

  • Aux Etats-Unis, 3,2 millions de salariés passent plus de la moitié de leur temps de travail chez eux ;
  • Entre 2005 et 2012, ce chiffre a crû de 79% ;
  • Si l’on ajoute à ces salariés les travailleurs indépendants qui ne possèdent pas de bureau « physique » ou qui travaillent plus d’un jour par semaine depuis chez eux, le nombre de travailleurs à distance (telecommuters) américains atteint l’équivalent de… 30% de la force de la population active du pays.
9657510208_a4d3a1e93c_h (1)

Aux Etats-Unis, les travailleurs à distance représentent 30% de la population active


Crédit image : Joël Muller / Flickr.com / Licence CC BY 2.0

Le télétravailleur américain gagne 58 000 dollars par an

Selon l’American Community Survey, un profil type du télétravailleur américain se dessine déjà : elle ou il est en moyenne âgé de 49 ans, est diplômé, travaille dans une entreprise de plus de 100 employés, pour un salaire d’environ 58 000 dollars par an.

Les postes de direction sont eux aussi propices au télétravail

Le télétravail concerne donc un large spectre d’emplois, des missions en freelance aux postes de cadres et de direction, explique Sarah Sutton Fell, CEO de Flexjobs, job board pour demandeurs d’emploi. « Le télétravail et la mobilité font déjà partie de nos manières de travailler », précise-t-elle. Aucune raison donc que le top management passe à côté de cette évolution. Forbes a d’ailleurs récemment listé 5 postes qui s’y prêtent tout particulièrement :

  • PDG
  • Directeur du développement
  • Directeur financier
  • Directeur des achats
  • Consultant senior

« Pour certaines personnes, les échanges virtuels suffisent »

Kipp Jarecke-Cheng fait partie de ces top managers adeptes du télétravail. Agé de 44 ans, il est directeur des relations publiques et de la communication de l’entreprise de consulting Nurun. S’il ne compte rien changer à ses habitudes, il souligne néanmoins que le travail à distance nécessite une approche différente que le travail sur site :

« Dans un bureau physique, vous pouvez vous promener et poser des questions. En télétravaillant, j’accumule une liste de questions. »

Comme le note le New York Times, « Pour certaines personnes, les échanges virtuels suffisent, tandis que pour d’autres, rien ne remplace la possibilité d’échanger avec ses collègues dans l’open space. »

Freelances, cadre ou top management… une condition sine qua non demeure donc : que le télétravail soit librement accepté, tant par l’entreprise que par l’employé, et qu’il ne soit en aucun cas une contrainte pour l’une des parties.

 

> Lire aussi : Télétravail : plébiscité par les employés, les entreprises accélèrent leur transformation