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Sécuriser ses documents, structurer et valoriser ses actifs informationnels, optimiser les postes clients et fournisseurs… Il est parfois complexe de se retrouver dans la multitude de solutions dédiées aux DAF. Et pourtant, certaines d’entre elles permettent véritablement de tirer le meilleur parti du numérique. Microsoft Ideas est allé à la rencontre de plusieurs d’entre elles. Gros plan sur SecuriBox avec Bruno Forni, cofondateur et CEO.

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Securibox, qu’est-ce que c’est ?

Bruno Forni : SecuriBox permet de collecter, d’archiver, d’agréger, d’analyser et de stocker automatiquement tous vos documents numériques dispersés sur Internet comme vos factures de téléphone ou de gaz par exemple.

D’où vous est venue cette idée ?

Notre idée de départ est que les documents numériques, en plus d’être dispersés un peu partout sur le web, avaient une durée de vie moindre par rapport aux documents papiers, que l’on peut toucher, classer et ranger dans un dossier. Cet outil, nous l’avons initialement développé pour nous, comme un jeu ! Nous sommes ingénieurs de formation et, à l’époque, en 2008, nous ne pensions pas du tout commercialiser cet outil…

Aujourd’hui, nous visons le segment des banques, auxquelles nous vendons cette technologie en marque blanche, mais aussi la comptabilité pour les fichiers de paye. Nous avons des clients comme IBM France, le groupe Afflelou ou des groupes de BTP qui nous donnent leurs fichiers de paye que l’on « découpe » et que l’on met dans un coffre RH. Cela permet également à l’employé de récupérer ce dossier à tout moment.

"Notre solution est utile aux DAF, notamment dans tous les aspects de compliance, car bénéficier d'une solution centralisée peut être un véritable atout pour eux."


Mzximvs VdB via Flickr CC BY 2.0

Notre solution est également utile aux DAF, dans tous les aspects de compliance, car une solution centralisée peut être un véritable atout. L’époque des directions comptables où il existe des placards remplis de documents est loin derrière, et aujourd’hui tout est numérisé. Mais les obligations légales n’ont pas changé quant à la conservation de documents officiels, de factures, de contrats… D’où l’intérêt de notre solution.

Enfin, nous avons également lancé une offre à destination du grand public avec securibox.fr, votre coffre-fort numérique personnel.

Pourquoi vous êtes-vous dit que ça allait marcher ?

Après la diffusion d’un reportage sur nous sur France 2, au moment où nous avons lancé nos premières SecuriBox, nous avons créé 8 000 comptes. Cette réaction prouvait bien que les gens avaient une réelle appétence pour ce type d’outil. Et donc, que ça pouvait marcher !

Quelle est la plus grande difficulté à laquelle vous ayez été confrontés ?

Sans conteste, payer les charges sociales. Une start-up tient à l’énergie de son patron ! Nous avons créé des dossiers Oseo mais n’avions pas exactement le bon profil, nous n’avons pas pu bénéficier non plus du CIR, le Crédit impôt recherche. Nous avons aussi eu du mal à trouver des ingénieurs qui n’étaient pas trop chers, c’est pourquoi nous sommes allés les chercher au Portugal. Bref, toute la difficulté est de trouver le financement et le bon business model.

"Notre réussite tient au fait de pouvoir nous concentrer sur la partie logiciel."


Christiaan Colen via Flickr CC BY 2.0

Votre plus grande réussite ?

C’est justement d’avoir créé une équipe que nous pouvons payer, et pas en les faisant travailler toute la nuit ! C’est le fait que ces gens nous fassent confiance et soient restés depuis le commencement, toutes nationalités confondues. Au début, tous ne parlaient pas la même langue et pourtant, nous avons vraiment réussi à fédérer une équipe, heureuse de travailler avec nous qui plus est.

Notre réussite tient aussi au fait d’avoir réussi à se débarrasser de toute la partie matériel, prise en charge par Microsoft dans le cadre de Microsoft Ventures, ce qui nous permet de nous concentrer uniquement sur la partie logiciel et de donner le meilleur de nous-mêmes dans ce domaine.

Comment instaurez-vous la confiance nécessaire avec vos clients ou prospects ?

Leurs craintes se concentrent essentiellement sur la pérennité de notre activité : va-t-on être racheté, va-t-on déposer le bilan ? Ce sont des questions légitimes qu’ils se posent. Notre meilleure garantie, c’est donc d’avoir une croissance rapide et d’effectuer des transferts de compétences si jamais cela se passait mal – ce que nous n’espérons bien évidemment pas.

Quelles sont vos prochaines étapes ?

Nous sommes en train de finaliser de nouveaux partenariats et allons développer de nouveaux outils répondant à des besoins précis : pour cela, nous recherchons des financements. Nous allons également étendre une offre orientée facture et relevés bancaires développée dans un premier temps au Portugal (avec en ligne de mire, le Brésil) et la proposer dans cinq importants pays européens : la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Grande-Bretagne.

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