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Lors d’un challenge organisé par l’équipe de Power BI, l’outil de data-visualisation de Microsoft, l’un des participants a créé un dashboard particulièrement fourni sur le chiffrage financier de la campagne de chacun des candidats à la présidentielle américaine. Explications.

C’est un fait : aux Etats-Unis, l’argent injecté dans une campagne électorale est un indicateur bien souvent révélateur du succès du candidat en question. Un petit jeu auquel s’est adonné elsalvador182, challenger d’un concours organisé par l’équipe de Power BI. Son objectif ? Compiler toutes les données chiffrées relatives aux campagnes électorales des principaux candidats à l’élection présidentielle américaine pour les rendre visualisables et compréhensibles par tous.

Grâce à différents graphiques dynamiques, l'ensemble des financements perçus entre mars et septembre 2015 devient porteur de sens.


elsalvador182 via Power BI

Catégorisés selon divers critères – localisation géographique, profil socio-économique des contributeurs, etc. – l’ensemble des financements perçus entre mars et septembre 2015 par les candidats devient porteur de sens, et ce de façon immédiatement perceptible grâce à différents graphiques dynamiques –bulles, sectoriels, bullet charts… – et à un jeu de couleurs et d’animations savamment ordonné.

Des données aux faits

Un travail qui permet de mettre en lumière certaines réalités de la campagne présidentielle américaine : ainsi, en cliquant sur la bulle du candidat à l’investiture démocrate Bernie Sanders, challenger d’Hillary Clinton, on s’aperçoit que l’état du Vermont, que dirige celui qui est aussi sénateur, n’est qu’en cinquième position dans les contributeurs de sa campagne, loin derrière la Californie et l’état de New York.

Une autre page permet de voir comment les candidats ont dépensé cet argent.


elsalvador182 via Power BI 

Ce qui permet aussi de s’apercevoir que si Donald Trump a financé sur ses propres fonds la majeure partie de sa campagne, le candidat à l’investiture républicaine a reçu beaucoup de contributions de la part des retraités. Quant à la façon dont cet argent est dépensé, répertoriée dans une autre page, elle permet de voir que Ted Cruz, l’autre candidat à l’investiture républicaine, a dépensé 1,34 million de dollars en frais postaux, quand son rival a dépensé près de 50 000 dollars dans… des chapeaux « Make America Great », le slogan de sa campagne.

Scruter les données, les croiser et les recroiser pour les vérifier et faire sens

Les diagrammes circulaires, quant à eux, sont utiles pour repérer d’autres éléments, comme le fait que les avocats sont ceux qui ont le plus contribué à la campagne d’Hillary Clinton, (7 millions de dollars). Quand le « camembert » de son rival à l’investiture démocrate, lui, montre que ses principaux contributeurs sont des personnes sans emploi : ils sont à la fois supérieurs par le nombre – plus de 20 000 – et par le montant dépensé – plus de 2 millions et demi de dollars.

Des exemples quasi infinis, qui illustrent le pouvoir de cet outil, particulièrement prisé par les DAF lors des rapports financiers trimestriels ou annuels : la captation, l’analyse et la mise en forme de données croisées et recroisées dans une forme à la fois dynamique et, surtout, facile à appréhender.