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Ils seront 29,3 milliards en 2020, contre 10,3 milliards aujourd’hui. Les objets connectés suscitent sans conteste l’intérêt des industriels. Et pourtant, leur conception peut sembler mystérieuse. Tour d’horizon des étapes à ne pas négliger.

Hardware, software, réseau, Cloud… Le JDN s’est demandé comment créer son objet connecté industriel, et nous livre les clés de sa boîte à outils.

 

La bonne plateforme hardware

Si les makers ont souvent recours à des cartes de type Arduino, Rapsberry Pi ou encore Beaglebone, ces solutions sont peu adaptées à une production à grande échelle, notamment industrielle. Les professionnels des objets connectés se tournent ainsi vers des kits, que conçoivent, entre autres, Telecom Design, Atmel et Libelium. Ces derniers permettent de se connecter rapidement à un réseau radiofréquence.

De leur côté, Silicon Labs, Maxim, Vishey et Intersil produisent des capteurs faciles à mettre en place.

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Les cartes de type Arduino ou Rapsberry Pi sont peu adaptées à une production à grande échelle.


Crédit photo : Matt Biddulph / Flickr.com / Licence CC BY-SA 2.0

Le bon réseau

Les nombreux projets d’objets connectés présentés sur les plateformes de crowdfunding comme Kickstater utilisent bien souvent des solutions de type Bluetooth Low-Energy, Wi-Fi ou Zigbee –qui ont le défaut d’être plutôt consommatrices en énergie.

Les réseaux GPRS, 3G et 4G sont eux aussi à écarter : ils sont inadaptés dès lors que le volume de données à transférer est faible et sont gourmands en énergie.

Pour les objets qui doivent pouvoir être autonomes et placés en extérieur et en dehors des centres villes, Emmanuel Torchy, fondateur d’iSwip, conseille le réseau Sigfox, qui couvre déjà 85% du territoire français. De son côté, la technologie LoRa, bientôt lancée en France, est particulièrement adaptée aux objets placés en intérieur.

Les bons services Cloud

Directeur général de Cybeel, Tanguy Jouvet voit en Microsoft Azure la meilleure plateforme de Cloud IoT à l’heure actuelle, avec

« Nous considérons qu’Azure IoT Suite est la solution cloud la plus avancée [avec] Event Hubs pour la réception du flux de données, Stream Analytics pour les analyser. Sans oublier des produits qui ne sont pas encore disponibles[…] comme des modules d’asset management et même de remote monitoring, ce qui est extrêmement important dans le cadre de projets B2B. »

Des dizaines de plateformes IoT seront supportées, de Windows 10 aux distributions Linux, en passant par les plateformes de type ARM nano.

Le bon design

Afin d’éviter les bugs, l’objet connecté se doit d’avoir le minimum de programmation embarquée et de réaliser un minimum de traitement en local. Le JDN conseille ainsi de penser léger et de faire en sorte que la puissance informatique installée dans l’objet connecté soit la plus limitée possible.