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Sécuriser ses documents, structurer et valoriser ses actifs informationnels, optimiser les postes clients et fournisseurs… Il est parfois complexe de se retrouver dans la multitude de solutions dédiées aux DAF. Et pourtant, certaines d’entre elles permettent véritablement de tirer le meilleur parti du numérique. Microsoft Ideas est allé à la rencontre de plusieurs d’entre elles. Gros plan sur Aston iTradeFinance.

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Aston iTradeFinance, qu’est-ce que c’est ?

Amaury de la Lance : Aujourd’hui, quelles sont les priorités des DAF ? Que leurs factures soient payées rapidement ou financées tout en limitant autant que possible le risque d’impayés. Aston iTradeFinance est justement là pour ça. Nous sommes une FinTech B2B qui propose une plateforme permettant aux entreprises de valoriser leurs factures. Pour cela, on travaille en collaboration avec les institutions financières, les assureurs-crédit et les banques / factors. Pour résumer du coté entreprise : je charge mes factures sur la plateforme, en un clic je les relance, un deuxième clic, je les assure, un troisième clic, je les finance.

D’où vous est venue cette idée ?

Elle est venue d’un double constat : ayant travaillé dans la finance pendant vingt ans, j’ai pu observer, au moment de la crise en 2008, que la priorité numéro 1 des entreprises de toutes tailles était devenue la trésorerie. Il y avait un marché financier à prendre, sur lequel il n’y avait aucune technologie récente.

Nous l’avons donc créée, et bâti Aston iTF sur un paradoxe au cœur de la réussite numérique actuelle : la valorisation et la collaboration. Si on prend l’exemple de BlaBlaCar, on s’aperçoit que leur fonctionnement est basé sur la valeur qu’ont les places vides dans une voiture. C’est pareil pour les factures, un actif qui n’était, jusqu’à nous, que peu valorisé. Exemple : le crédit interbancaire en France représente 140 milliards d’euros, alors que le crédit interentreprises représente 650 milliards soit trois fois plus ! Et quand on sait que les impayés sont responsables de 25% des dépôts de bilan en France, et que 12% seulement des factures sont assurées…

> A lire aussi : Groupe Equity : une interface financière unique entre grands groupes et PME

« BlaBlaCar est basé sur la valeur qu’ont les places vides dans une voiture. Nous faisons pareil avec les factures, un actif qui n’était, jusqu’à nous, que peu valorisé. »


Pexels.com / Licence CC0

Pourquoi vous êtes-vous dit que ça allait marcher ?

Les financiers ne sont pas des early adopters, plutôt des suiveurs, mais quand ils suivent, c’est massif. Il faut savoir surfer la bonne vague. Vous pouvez avoir le meilleur produit du monde, si vous n’avez pas de marché en face, ça ne marchera jamais.

Le besoin numéro 1 des entreprises, c’est le cash et le financement à court terme ; en face de ça, vous avez un actif qui n’est pas valorisé et qui répond à ces besoins : quelqu’un doit mettre en relation ces deux mondes, c’est imparable.

La plus grande difficulté à laquelle vous ayez été confronté ?

C’est justement cette idée de timing, de partir un tout petit peu en avance sans lâcher le morceau. Ce n’est ni plus ni moins que du market timing, en fait. Ça se joue à six mois, mais c’est aussi ce qui rend l’expérience passionnante.

> Pour échanger autour des outils numériques et des solutions pour les DAF, venez participer à l’afterwork Comment la FrenchTech bouleverse les directions financières jeudi 10 mars 2016 au Village by CA

Grâce au cloud, les DAF sont capables de gérer et de consolider en temps réel leurs informations financières.


Pexels / Licence CC0

Votre plus grande réussite ?

Sans aucun doute, savoir s’entourer des meilleurs. Je ne crois pas à la réussite d’une personne seule. On peut avoir une idée, une vision, mais « seul on va plus vite, en équipe on va plus loin ».

J’ai eu la chance inestimable d’être rejoint par des personnes de très haute qualité, comme l’un des fondateurs d’Eurofactor ou les anciens DG de Sopra Steria et de BNP Paribas Asie, parmis d’autres. Je suis heureux et fier de faire vivre plus de trente personnes. Et surtout d’insuffler du cash dans l’économie !

Mais la réussite d’Aston iTF tient aussi au fait que nous avons fait le pari gagnant qu’il fallait savoir outsourcer, en pressentant la fin de l’hébergement à domicile. C’est ainsi que nous avons basculé, en partenariat avec Microsoft, sur la solution cloud Azure. C’est un attelage gagnant : toute la puissance de feu de Microsoft dans le domaine de la business intelligence, sur laquelle nous venons calquer notre savoir-faire métier en matière de finance.

Qu’est-ce que le cloud apporte à la fonction finance ?

D’abord le coût – et c’est un point essentiel pour un financier. Vous n’êtes plus sur l’investissement d’un achat de logiciel, mais sur une charge. Le client n’est plus tributaire du versioning, ce qui est particulièrement avantageux dans le monde de la finance car on a des updates toutes les trois semaines. Enfin, je dirais la réactivité : les DAF doivent être capables de gérer et de consolider en temps réel leurs informations financières. Ce pilotage en temps réel est rendu possible par le cloud.

Quelles sont vos prochaines étapes ?

La première est commerciale, avec un déploiement international à mener d’abord en Europe, sur cinq pays, et ensuite sur les pays émergents et en particulier sur l’Asie. La deuxième est technologique, puisque nous souhaitons poursuivre nos recherches sur la valorisation des données à l’heure du big data. Demain, les données auront de plus en plus de valeur que l’argent !

DAF : découvrez d’autres solutions pour tirer le meilleur parti du numérique :

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