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Sur toutes les lèvres, le BYOD (pour « Bring Your Own Device ») ne cesse de faire des émules auprès des entreprises. Si Gartner estime que 90% des organisations devraient en avoir adopté les usages en 2017, le concept perd, pour certains, de sa superbe. Alors au-delà de l’état de lieux, quelles perspectives pour le BYOD ?

Utiliser ses équipements personnels (téléphone, ordinateur portable ou tablettes) dans un contexte professionnel : tel est le concept du BYOD. Un concept aux avantages multiples pour l’employé : une meilleure connaissance de l’outil, une productivité accrue et la possibilité d’une meilleure mobilité. Egalement pour l’entreprise, qui peut y réaliser des gains financiers sur la gestion de son parc informatique.

90% des organisations devraient avoir adopté le BYOD en 2017 selon Gartner

Le BYOD : décodage express

Alors que près de la moitié des employés estime qu’ils ont de meilleurs outils informatiques à leur domicile, 95% d’entre eux utilisent au moins un terminal personnel au bureau (étude IDC). Des chiffres à mettre en parallèle avec l’augmentation à venir du nombre de smartphones professionnels achetés par les employés eux-mêmes, qui devrait passer de 58 à 85% d’ici 2016, d’après une étude Enterprise Management Associates (EMA). De quoi reconsidérer l’adoption des usages BYOD par les organisations qui n’auraient -pas encore- franchi le pas.

Deux éléments majeurs permettent à une politique « BYOD » d’être efficace :

  • Impliquer l’ensemble des départements concernés au sein de l’entreprise pour mener une stratégie cohérente, du service juridique aux départements commerciaux, en passant bien évidemment par la DSI.
  • Apporter une attention majeure à la sécurité : aujourd’hui, un terminal sur huit serait perdu ou volé selon EMA – un chiffre qui ne tient même pas en compte tous les éventuels hackings.

Réduction des écarts entre matériel personnel et professionnel : la fin du « hype cycle » pour le BYOD ?

En 2018, plus de la moitié des terminaux utilisés dans le cadre d’activités professionnelles appartiendra aux employés et non plus à l’entreprise, selon Gartner. Et pourtant, le BYOD serait, pour certains, déjà en perte de vitesse… Plus précisément, sur la pente descendante de son « hype cycle » (ou courbe d’adoption).

En 2018, plus de la moitié des terminaux utilisés au travail appartiendra aux employés et non plus à l'entreprise

La raison ? Une convergence de la performance des terminaux personnels et professionnels. En effet, les écarts entre les performances des ordinateurs, smartphones et tablettes grand public et ceux proposés par les entreprises, qui pouvaient paraître flagrants il y a cinq ans, ont progressivement disparu. Un grand nombre d’entreprises renouvelle aujourd’hui son parc informatique, y intégrant de plus en plus des objets de mobilité comme les smartphones et les tablettes, rendant leurs utilisateurs à même de se connecter à leurs marques et outils préférés dans tous les environnements, y compris à la maison.

De là à dire que l’avenir du BYOD est le BYPDH, pour « Bring Your Professionnal Device at Home » (Apportez votre matériel professionnel chez vous), il n’y a qu’un pas.