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87% des entreprises sont convaincues que l’analyse des données redéfinira le paysage concurrentiel de leur secteur dans les trois prochaines années. Reste à se mettre en capacité de faire de leur exploitation un outil d’aide à la décision.

Big data + Internet des objets = l’« Internet industriel »

Le big data n’est pas un sujet réservé aux geeks ou aux informaticiens. Construire une stratégie de big data devient un impératif pour l’immense majorité des entreprises. 89% des professionnels interrogés dans le cadre de l’étude How the Industrial Internet is Changing the Competitive Landscape of Industries (Accenture / General Electric) estiment ainsi que traîner dans l’analyse et l’exploitation business des données, c’est risquer de perdre des parts de marché. D’autant plus lorsque que l’on sait que, d’ici 2020, 50 milliards d’objets connectés ajouteront leurs données au flux qui croît déjà sans cesse chaque jour. Une équation qui, selon l’étude, marquera véritablement « l’unification du monde virtuel et du monde réel », dans ce qu’elle nomme l’« Internet industriel ».

« Traîner dans l’analyse des données, c’est risquer de perdre des parts de marché »

Les données, très peu utilisées pour optimiser les process et les stratégies

La machine s’est déjà mise en route : 73% des entreprises interrogées investissent dès à présent plus de 20% de leur budget IT dans la récupération et l’analyse des données – plus des trois-quarts (76%) des cadres souhaitent même voir cette proportion croître.

Mais cet investissement semble encore souvent sous-exploité : seules 13% des entreprises utilisent leur analyse des données comme outil de prévision des résultats à venir, 16% pour adapter leur stratégie et optimiser les process.

A ce jour, trois principaux obstacles pèsent sur l’exploitation business du big data :

  • une transversalité insuffisante entre les différents départements de l’entreprise, ce qui empêche une collecte optimale des données (36% des réponses) ;
  • les problématiques de sécurisation, en particulier des données sensibles et hautement stratégiques rendues accessibles (35%) ;
  • enfin, la difficulté à consolider cet océan de données et d’en extraire des enseignements (« insights ») (29%).

Quinlan Pfiffer / flickr.com / licence CC BY 2.0

La datavisualisation, outil d’aide à la décision

La clé pour rester compétitif ? Passer d’une simple collecte des données à leur optimisation par l’analyse prédictive, afin d’en faire de véritables outils d’aide à la décision. La datavisualisation, le dashboarding et le reporting sont indispensables pour appuyer cette démarche.

Pour Phil Simon, à l’origine du concept d’ « organisation visuelle » (visual organization), « Une entreprise n’a plus besoin de dépenser des centaines de milliers ou de millions de dollars pour se mettre à la « dataviz ». Les nouveaux outils sont devenus plus puissants et se sont démocratisés au cours des dix dernières années. […] Les services informatiques ont fait en sorte de rendre plus rapidement accessibles aux non techniciens les innovations, tout en élargissant les bases de données. »

Prochaine étape : que la dataviz ne soit plus la chasse gardée des entreprises technologiques et déploie son potentiel de croissance dans tous les secteurs d’activité.