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Productivité, génération d’insights, ciblage des consommateurs… Les usages du big data en entreprise sont d’ores et déjà multiples et sont amenés à fortement évoluer pour soutenir au mieux leur activité. Mais quelles sont les grandes tendances à venir ? Et où en sont les entreprises ? Etat des lieux.
  • 48,6 milliards de dollars seront dépensés dans le big data en 2019

C’est, selon IDC, l’estimation du montant des dépenses liées au big data qui seront réalisées en 2019. Ce chiffre, particulièrement élevé, regroupe les équipements, logiciels et services de big data et implique un taux de croissance annuel de 23% des investissements dans ce domaine.

Les débouchés les plus porteurs de ce marché sont le secteur manufacturier (2,1 milliards de dollars en 2014), la banque (1,8 milliard de dollars en 2014) et l’industrie de process (1,5 milliard de dollars). Les croissances les plus fortes sont quant à elles à chercher du côté des services d’investissement (+26%), de la banque (+26%) et des média (+25%).

  • France : un marché estimé à 9 milliards d’euros d’ici 5 ans

Selon le rapport « Industrie du futur », dont le projet a été initié par le président de la République, le marché de la donnée devrait peser neuf milliards d’euros d’ici cinq ans dans le seul Hexagone. Une filière en forte expansion appuyée par l’excellence française en mathématiques, statistiques et informatique.

Cette expansion se concrétisera également sur le marché du travail, puisque 137 000 emplois devraient être créés ou consolidés d’ici 2020 dans le secteur.

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137 000 emplois liés au big data devraient être créés ou consolidés d’ici 2020.


Crédit image : Jer Thorp/ Flickr.com/ Licence CC BY 2.0

  • 40 zétaoctets de données produites en 2020

L’un des domaines le plus générateur de données ? Sans nul doute l’Internet des Objets. En 2020, 40 zétaoctets de données seront produites, selon IDC. Soit… 40 000 milliards de gigaoctets.

Un chiffre colossal qui s’explique par le déploiement de ces objets dans notre quotidien : s’ils étaient 2,5 milliards en 2009, ils devraient être près de 30 milliards en 2020, selon Gartner.

> A lire aussi : « L’Internet des Objets va emmener des incompréhensions, des chocs générationnels »

  • 75 % des dirigeants français n’arrivent pas à donner une définition précise du big data

Si les grandes tendances des prochaines années se dessinent assez clairement, tous les dirigeants et chefs d’entreprises n’ont pas forcément conscience de ce que cela implique concrètement pour leur entreprise voire leur business model. Manque d’intérêt ou absence d’informations ? 75% des dirigeants et managers d’entreprises interrogés par Opinion way se sont en tous cas déclarés incapables de donner une définition précise du big data. Pire : 86% avouent que la notion leur paraît « floue ».

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«La donnée peut être achetée, vendue, partagée et même volée, ce qui constitue une preuve de sa valeur.»


Richard Petley, directeur de la branche Risque et Assurance de PwC

  • 4% des personnes ayant intégré le big data dans leur entreprise l’ont fait de manière efficace

Une étude menée par PwC et Iron Mountain révèle une marge de progression considérale des entreprises par rapport à l’utilisation des données. Et c’est le moins que l’on puisse dire : sur les 1800 chefs d’entreprises interrogés en Amérique du Nord et en Europe, seuls 4% des personnes ayant déclaré avoir intégré le big data à leur entreprise l’avaient fait de façon efficace. Un constat dommageable selon Richard Petley, directeur de la branche Risque et Assurance de PwC :

« La donnée est le moteur de l’économie digitale et permet de disposer d’informations nécessaires à la prise de décision et à l’amélioration des relations en entreprise. Elle peut être achetée, vendue, partagée et même volée – ce qui constitue une preuve de sa valeur. Cependant, au moment où nous avons mené notre étude, très peu d’organisations étaient en mesure de lui attribuer cette valeur et, plus préoccupant, beaucoup n’avaient pas la capacité de gérer, de protéger et de l’extraire ».

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